Désormais, le non est en tête sur les trois objets soumis au vote populaire le 1er juin, selon le deuxième sondage réalisé par l'institut gfs.bern pour le compte de la SSR et diffusé mercredi. Le retournement le plus spectaculaire affecte l'article constitutionnel sur la santé.

Mi-avril, 62% des sondés approuvaient le projet des Chambres. Un chiffre qui avait fait sensation mais que personne ne jugeait totalement crédible.

Effet de ciseau pour les naturalisations

Un mois plus tard, sur les 1209 personnes interrogées entre les 10 et 17 mai dans toute la Suisse, les partisans ne sont plus 39%, rattrapés par le camp du non, qui passe, lui, de 18 à 45%.

La tendance s'inverse aussi pour l'initiative de l'UDC sur les naturalisations, par un effet classique de ciseau souvent observé dans les sondages. Le oui s'étiole de 48% à la mi-avril à 33% la semaine dernière. Et le non est désormais majoritaire, avec 56% d'avis négatifs. L'évolution est particulièrement marquée en Suisse romande.

La deuxième initiative de l'UDC reste stable

Les sondés étaient 29% à rejeter les propositions de l'UDC le 15 avril. Ils sont maintenant 62%, tandis que le oui est passé de 25 à 12%.

Seules les intentions de vote sur l'initiative «muselière» restent stables. Le camp du non, déjà largement majoritaire il y a un mois, s'est légèrement renforcé, passant de 57 à 60%.