Au début 2013, la région de Genève, Vaud et la France voisine comptait 2 586 600 habitants, en hausse une fois encore. Le Territoire franco-valdo-genevois, entité formée par les autorités régionales, regroupe les départements de l’Ain et de la Haute-Savoie du côté français, ainsi que les cantons de Genève et Vaud en Suisse. Les services statistiques des deux pays ont indiqué mardi qu’entre 2006 et 2013, cet espace a gagné 232 000 habitants. Les experts jugent que «l’attraction qu’exerce le Territoire ne se dément pas» et que «la population continue d’y croître à un rythme soutenu».

Non sans problème. Dans leur synthèse annuelle, l’Insee, en France, et Statistique Genève sur le versant helvétique, relèvent la grande disparité en matière de construction de logement, par exemple. Ils notent que «le nombre de logements commencés dans le Genevois français reste élevé en 2013 (4 200 logements), tant en comparaison nationale qu’en comparaison avec le canton de Genève», où 1 250 logements seulement ont été construits. Le propos reste prudent, mais il souligne le déséquilibre entre les deux côtés de la frontière. Au demeurant, les analystes observent un «net repli» des ventes de logements neufs dans l’Ain, et une baisse générale dans le Genevois français. Le prix de vente des logements collectifs, calculé au m2, a augmenté dans cette région l’année passée, alors qu’il a baissé dans le canton de Genève.

S’agissant de l’emploi, la synthèse indique que le taux de chômage du côté français reste «nettement supérieur à son niveau d’avant la crise» de 2008. Toutefois, la situation est contrastée: le nombre d’emplois a un peu baissé dans l’Ain, alors qu’en Haute-Savoie, il a dépassé le volume d’avant 2008. En Suisse, l’emploi a progressé les deux dernières années, même si le chômage a aussi légèrement augmenté dans le district de Nyon et à Genève.