La résistance sera vive: le Conseil fédéral met en consultation la levée de l’interdiction faite à PostFinance de proposer des hypothèques et de petits crédits. L’émergence d’un acteur supplémentaire sur cet énorme marché de 1044 milliards de francs, selon les chiffres de l’Autorité de surveillance des marchés financiers (Finma), promet de belles empoignades. Les acteurs déjà en place, en particulier les banques cantonales et le groupe Raiffeisen, n’ont jamais été enthousiasmés par cette perspective.

En septembre 2018, lorsque le Conseil fédéral a pris la décision de principe de proposer cette ouverture, ces acteurs ont vivement réagi. L’Union suisse des arts et métiers (USAM) sera l’un de leurs porte-voix. Vendredi, elle a rejeté l’idée qu’une «entreprise bénéficiant d’une garantie de l’Etat se lance dans une affaire de politique financière» et rappelé, comme l’Union des banques cantonales, que «le marché suisse des crédits et des hypothèques fonctionne très bien».