L'embellie économique a des effets bénéfiques sur l'AVS. Le fonds de compensation a publié vendredi les résultats des institutions sociales AVS/AI/APG pour l'année 2000. Le premier pilier a encaissé un bénéfice de 1,07 milliard de francs, ce qui contraste avec les déficits de

ces trois dernières années

(-179 millions en 1999). Ce résultat confirme l'amélioration annoncée depuis plusieurs mois. «Celle-ci provient uniquement de l'augmentation des cotisations liée à la bonne santé de l'économie», explique Alfons Berger, de l'Office fédéral des assurances sociales (OFAS).

Comme on pouvait s'y attendre, l'Union syndicale suisse (USS) a immédiatement réagi en réclamant une flexibilisation plus sociale de l'âge de la retraite que celle proposée par la 11e révision. «Comme les finances de l'AVS sont désormais saines, les gens ne vont plus accepter d'avaler des mesures d'économies dont les principales victimes auraient été les femmes (rente de veuve, relèvement de l'âge de la retraite)», tonne-t-elle dans un communiqué. A l'OFAS, on reste toutefois prudent. Les prévisions pour ces prochaines années sont en train d'être réactualisées. Pour l'année en cours, un excédent de recettes est attendu alors qu'on parlait, il y a un an encore, d'un déficit possible de 504 millions. Les pronostics à long terme sont cependant plus incertains, car l'accroissement du nombre de rentiers nécessitera des besoins supplémentaires.

L'AI plonge dans le rouge

S'agissant de l'assurance perte de gain (APG), elle présente un bonus de 213 millions en l'an 2000. L'AI accuse par contre un déficit de 799 millions. Au total, les trois institutions sociales présentent ainsi un excédent de dépenses de 766 millions pour l'exercice écoulé.