Candidat à la Municipalité de Lausanne, Benjamain Leroy Beaulieu mène campagne chichement. Les fonds sont modestes. Les vert’libéraux n’ont pas de bureau. Le secrétaire général et porte-parole du parti né en février 2010 donne rendez-vous dans les cafés. Un mécène empressé sponsorise son mandat à 20%. Indépendant, il empile d’autres missions dont des expertises énergétiques commandées par des communes vaudoises.

Le profil à la Giacometti est charpenté d’une conviction capitale. L’écologie et l’économie sont l’alpha et l’oméga du développement durable qui repose sur des finances publiques saines. La gauche rose verte n’a pas le monopole de l’environnement. Le discours de Benjamin Leroy-Beaulieu se bâtit entièrement sur ce socle. Pareil à un postulat qui génère un univers cohérent, articulé, démontrable.

Le fils du journaliste Marc Leroy-Beaulieu, correspondant de renom en Allemagne, vient de l’informatique, des mathématiques. Il respire le raisonnement élégant. Le verbe se déploie logique. « Il ne faut pas arrêter demain les centrales nucléaires, explique-t-il, mais au plus vite, oui. Et surtout, pas question d’en construire des nouvelles. » Le politicien de 31 ans ne diabolise pas l’Etat. Il a pourtant le sentiment que « les choses se passent mieux sans ». La responsabilité de chacun prime.

Son monde idéal ressemble à une toile, trame, réseau. Des individus solidaires. Décentralisé mais connectés. Le web, en somme. Ou l’approvisionnement énergétique de demain.

Benjamin Leroy-Beaulieu est vert et libéral. Totalement.