A 25 ans, le secrétaire général du PS lausannois invente la campagne multimédia du parti pour les élections communales. Avec Rebecca Ruiz, présidente de la formation qui veille sur la substance politique des opérations, Benoît Gaillard bricole au jour le jour la communication. Fils de Michel Zendali, journaliste de renom en Suisse romande, il est un miracle d’intuition et de débrouillardise.

Le programme socialiste, qui se veut sobre, solide, cohérent, éclatera en mille médias. Benoît Gaillard vante la variété des médias. Il est l’enfant du village global. La technologie cependant ne renie pas les bonnes vieilles recettes. Tous les candidats, lui compris, fouleront les pavés de la cité, armés de tracts, comme ils hanteront le macadam virtuel des réseaux sociaux. Ce qui compte, explique-t-il, c’est la répétition. Il faut que le message prolifère sur tous les supports. Qu’il infiltre l’inconscient collectif.

Benoît Gaillard dirige l’air de rien le petit théâtre socialiste. Les grands thèmes politiques doivent s’incarner dans des lieux, s’exhiber sur les scènes de la ville, se transformer en actions. Les candidats du PS ont posé au Théâtre de l’Arsenic de Lausanne, scène qui marie l’institutionnel à l’underground.

L’élocution en rafales dévoile le passé d’universitaire engagé de Benoît Gaillard. Il a étudié les Lettres, philosophie en tête. L’agitation militante date de son passage à la fédération des associations des étudiants de l’Université de Lausanne (FAE). Aujourd’hui, le spectacle socialiste orchestré par Benoît Gaillard envahit la capitale vaudoise.