L'aura de l'ex-procureur général genevois Bernard Bertossa ne faiblit pas. Déjà chargé dans son canton de l'enquête administrative sur l'enseignant islamiste Hani Ramadan, il est aussi le favori du Conseil d'Etat vaudois pour sonder les entrailles de la BCV. Contacté, il n'a toutefois pas encore accepté, et serait peu enthousiaste. Il fait pourtant figure d'homme idéal. Rompu à la traque de la criminalité financière, maîtrisant aussi totalement le droit que l'interprétation de décisions d'administrateurs, il n'est suspect d'aucune complaisance envers l'«establishement». Aussi aigu ou presque qu'une enquête pénale.