Suisse

Berne

Quel parti fera les frais de l’amaigrissement de la députation bernoise au Conseil national, qui passe de 26 à 25? Cela peut être le PBD, en dépit de la grande alliance du centre droit conclue avec le PDC, les Vert’libéraux et les Evangéliques. Mais les Verts sont aussi sur le qui-vive. Depuis le début de l’année, Aline Trede, élue de justesse en 2011, mène une campagne de visibilité effrénée pour conforter sa réélection. Entre-temps, la locomotive des Verts bernois, Alec von Graffenried, a cédé sa place à une écologiste moins renommée, Christine Häsler, et c’est elle qui paraît désormais la plus menacée. A droite, un gain de l’UDC et le retour de l’Union démocratique fédérale (UDF) seraient tout sauf surprenants. Au Conseil des Etats, le tandem composé de Werner Luginbühl (PBD) et Hans Stöckli (PS) devrait résister aux assauts d’Albert Rösti (UDC) et de Claudine Esseiva (PLR). Pour la minorité romande, l’enjeu sera le sort réservé à son unique représentant. Après avoir été évincé en 2011, l’UDC neuvevillois Jean-Pierre Graber a fait son retour en mars dernier. Mais il prend sa retraite. Son collègue de parti Manfred Bühler, parfait bilingue de Cortébert, a les meilleures cartes en main pour sauver le siège francophone. Mais rien n’est joué.

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