Le Corps des gardes-frontière (Cgfr) a besoin de personnel supplémentaire, reconnaît le Conseil fédéral. Les appels à un renforcement du corps se sont intensifiés récemment avec la montée de la criminalité transfrontalière à Genève et au Tessin.

Il a adopté mercredi le rapport sur l’Administration fédérale des douanes (AFD). Selon le communiqué du gouvernement, les besoins en personnel évalués par l’AFD sont réalistes pour le Cgfr, mais pas pour la douane civile. L’AFD avait évoqué la nécessité de 95 postes de plus, 60 pour la douane civile et 35 pour le Cgfr. Le Parlement ayant autorisé 11 postes supplémentaires pour le Corps des gardes-frontière avec effet au 1er janvier, il ne manque plus que 24 postes dans ce secteur.

La marge de manœuvre pour une augmentation des effectifs étant réduite, le Conseil fédéral veut continuer de traiter les demandes «de façon restrictive». Il propose donc de classer un postulat du National déposé par la socialiste Hildegard Fässler (SG), qui réclamait un examen des effectifs des douanes.

Le gouvernement prône aussi le rejet de la motion du National déposée par Hans Fehr (UDC/ZH) qui voulait porter les effectifs du Corps des gardes-frontière de 200 à 300 postes. Pour le Conseil fédéral, il n’y aucune raison de le faire, d’autant le besoin exprimé par l’AFD a été réduit à 24 postes supplémentaires. Quant aux salaires des gardes-frontière, il sont déjà concurrentiels.

Un postulat de la commission de la politique de sécurité du Conseil des Etats réclamant un effectif suffisant au Cgfr ne trouve pas davantage grâce aux yeux du gouvernement. Selon lui, l’efficacité de l’action est déterminante. Grâce à l’étroite interaction entre la douane civile et le Cgfr, les ressources de l’AFD sont engagées efficacement dans leur totalité.

En 2011, le gouvernement va toutefois examiner de façon approfondie les tâches que le Cgfr effectue en faveur des cantons pour voir si des moyens doivent être libérés pour l’Administration des douanes. Les prestations accomplies en faveur des cantons pourraient être réduites, rétrocédées aux cantons ou rémunérées par ceux-ci.