«Il n’est pas nécessaire que le futur chef des CFF parle le français.» Ces mots ont été prononcés la semaine dernière par le chasseur de têtes zurichois Werner Raschle, à propos des compétences demandées au futur patron de l’ex-régie fédérale. Pour lui, le successeur d’Andreas Meyer a surtout besoin de parler l’allemand, car il «doit convaincre les représentants parlementaires et communiquer avec la population».

La deuxième langue nationale ne serait-elle plus nécessaire pour diriger l’une des plus hautes instances fédérales? L’affirmation du recruteur a suscité de nombreuses réactions indignées du côté romand. D’autant plus que, la semaine dernière également, le nouveau chef de l’armée, Thomas Süssli, demandait aux journalistes de ne s’adresser à lui «qu’en allemand». «Romands, vous n’existez plus», a résumé le journaliste Jacques Pilet sur le site Bon pour la tête après ces deux épisodes.