L’essentiel

Plusieurs centaines de personnes se sont réunies jeudi soir à Berne pour participer à une manifestation non autorisée. Elles se sont rassemblées dans le centre-ville pour protester notamment contre la généralisation du certificat covid.

Le rassemblement majoritairement pacifique était encadré par un lourd dispositif de sécurité. Le ton s’est durci en milieu de soirée. Des engins pyrotechniques et des projectiles ont été jetés sur la police, a-t-elle indiqué. Les autorités ont fait usage de balles en caoutchouc et de canons à eau

Les manifestants se sont dispersés en fin de soirée. 


■ 22h10

Retour au calme en ville de Berne. Les derniers manifestants sont partis et les policiers commencent à plier bagage.


■ 21h52

La police quadrille les alentours de la gare. La plupart des manifestants se sont dispersés suite aux moyens de contrainte usés par les forces de l’ordre. 


■ 21h24

La police arrose un manifestant qui harangue la police à 20 mètres d’elle, pourtant sans violence. A sa suite, plusieurs manifestants viennent déposer des fleurs devant le camion blindé. Eux aussi sont arrosés. Les policiers continuent d’avancer en direction des manifestants dans le but de les disperser, précise notre journaliste sur place.


■ 21h15

La manifestation s’est remise en marche, dans la direction opposée cette fois. Les policiers suivent le mouvement et bloquent toujours le chemin vers la coupole. Dans une rue, cordon policier et manifestants se regardent en chien de faïence, pour l’instant sans heurts. La police a dépêché dans la rue en question un camion blindé, certainement équipé d’une lance à eau, tous phares et gyrophares allumés.


■ 21h04

Il est difficile d’estimer le nombre de manifestants, mais le noyau rassemblé sur la place de la gare compte entre plusieurs centaines de personnes au minimum et un petit millier. Reto Nause, directeur de la sécurité en ville de Berne, se refuse pour l’instant à donner une estimation.

Au son d’une cornemuse et d’un tambour, une grappe de manifestants se met à danser sur les rails du tram. Toujours en scandant «liberté», qui semble être le mot d’ordre de la soirée, autant pour les germanophones que pour les francophones.


■ 20h47

Les manifestants sont de retour à la gare, toujours dans un esprit pacifiste, même si la police continue d’éloigner certains militants. En tout cas, pas de confrontation avec des mouvements «antifas», comme le redoutaient certains manifestants. Contrairement aux rumeurs, aucune contre-manifestation n’a montré le bout de son nez, raconte notre journaliste.

La stratégie de la police a consisté à laisser les manifestants défiler le long des rues de la vieille ville, tout en les contenant loin de la place fédérale. Quelques interpellations auraient également eu lieu.


■ 20h31

Des policiers ont «coincé» les manifestants au bout de la rue Marktgasse, où ils forment un cordon infranchissable. Les manifestants continuent de scander «liberté», toujours sans violence. Face à l’impasse policière, certains manifestants font marche arrière, relate notre journaliste sur place.


Place fédérale bouclée

Une marche de protestation, jeudi passé, a donné lieu à quelques échauffourées dans la ville, avec usage des canons à eau sur la Place fédérale, la police bernoise a montré quelques signes de nervosité.

La RTS relate que la police bernoise a fermé certains postes pour rassembler davantage d’effectifs au centre, et qu’elle déconseille aux habitants de se promener dans le centre-ville ce jeudi soir. Notre journaliste arrivé sur place a constaté un dispositif assez impressionnant sur la place de la gare, sans qu’il y ait encore nombre de manifestants. La Place fédérale, elle, est en train d’être bouclée.

L’agence ATS indique que les autorités de la ville de Berne ont demandé à la police d’interdire tout rassemblement. Le directeur de la sécurité de Berne, Reto Nause, a négocié mardi avec les manifestants sur les conditions d’obtention d’une autorisation de manifester, mais aucun accord n’a été trouvé.

Samedi, une telle mobilisation a eu lieu à Winterthour. Les forces de l’ordre étaient également nerveuses, mais les discours puis les défilés se sont déroulés sans heurts.

Notre suivi de la journée de samedi.

À Berne, rien qu’en septembre, huit manifestations d’opposants aux mesures ont déjà eu lieu. Sept d’entre elles étaient non autorisées, dont celle de jeudi dernier.


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