Le 10 juillet dernier, le PLR fribourgeois a demandé publiquement aux deux élus à «réfléchir» à une candidature. C’est chose faite, et le parti a pris connaissance «avec une certaine déception» de leur renonciation, indique-t-il mercredi dans un communiqué.

Tous deux ont justifié leur décision en invoquant «d’autres priorités». Jacques Bourgeois privilégie ainsi son mandat de parlementaire sous la Coupole fédérale et de directeur de l’Union suisse des paysans. Claude Lässer invoque pourt sa part les nombreux défis qu’il lui reste à accomplir comme conseiller d’Etat d’ici 2011.

Pas un autogoal

Pour le PLR fribourgeois, la médiatisation de ce processus de candidature finalement avorté n’est «absolument pas» un autogoal. «Nous avons fait notre travail», souligne son président Jean-Pierre Thürler. «Bien évidemment qu’il y a une part de risque à jouer la transparence, on l’assume.» Cette médiatisation a aussi permis de souligner les compétences des deux élus, estime-t-il.

A défaut d’un poulain «maison», la préférence du parti cantonal va à une candidature «libérale radicale et romande». Le siège revient légitimement au PLR, argumente M. Thürler. Pas question donc de soutenir un Fribourgeois qui se lancerait sous d’autres couleurs partisanes.

Eventuels autres Fribourgeois

Ce scénario n’est pas exclu. Les noms de la conseillère d’Etat Isabelle Chassot et du conseiller aux Etats Urs Schwaller sont régulièrement articulés dans le cas où le PDC décidait de se lancer dans la bataille.

Trois candidats officiels sont en lice pour l’instant du côté du PLR: les Genevois Martine Brunschwig-Graf et Christian Lüscher, ainsi que le Neuchâtelois Didier Burkhalter. Dans le canton de Vaud, après le retrait d’Isabelle Moret et d’Olivier Français, le suspense est total sur une éventuelle candidature du conseiller d’Etat Pascal Broulis.

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