Berne et Saint-Gall face aux résistances de la population

L’ancienne école du village de Schafhausen, dans la commune de Hasle bei Burgdorf (BE), accueille ses premiers requérants d’asile cette semaine. Le canton veut loger dans la bâtisse vide depuis une année jusqu’à 150 étrangers; ce qui ne manque pas d’inquiéter une partie des habitants. Près de la moitié du hameau bernois de 300 âmes a manifesté au début du mois pour dénoncer l’ouverture du foyer. Marcel Eggimann, qui a mené l’action de protestation, veut limiter le nombre de requérants placés dans l’ancienne école. Et fustige d’être «mis devant le fait accompli».

Comme la plupart des cantons, Berne est tenu d’ouvrir de nouveaux lieux d’accueil, face à la hausse du nombre de requérants qui fuient la guerre en Syrie ou les persécutions en Erythrée. Outre l’école de Schafhausen, un abri PC de 100 places va ouvrir ses portes à Ittigen dès le 3 novembre. Et Belp accueillera une quarantaine de jeunes, dans un satellite du centre Bäregg destiné aux requérants mineurs sans famille.

Inquiétudes

Le canton de Berne et celui d’Argovie ne sont pas les seuls à être confrontés à la résistance de certains habitants, qui préféreraient que les étrangers soient logés loin de chez eux. Le canton de Saint-Gall, confronté à un manque de places (ses foyers sont occupés à plus de 120%), cherchait depuis des mois à ouvrir un cinquième logement pour les requérants d’asile. Il a trouvé finalement un bâtiment de 100 à 150 places à louer dans la commune de Vilters-Wangs. Le village de moins de 5000 habitants a vu naître des inquiétudes et l’UDC a saisi l’occasion pour interpeller le Conseil d’Etat sur les «coûts engendrés» et les «renforts policiers» prévus.