Genève

Bertrand Reich: «Je suis engagé dans tout ce qui peut amener de l’harmonie»

Jeudi prochain, le PLR genevois se choisira un nouveau président, en pleine tourmente liée à l’affaire Maudet. Bertrand Reich, avocat, s’est déclaré candidat peu après l’assemblée durant laquelle le parti a accordé une courte majorité au conseiller d’Etat, provoquant la démission de la présidence en poste

Rien ne semble atteindre Bertrand Reich. «A part quelques virus, ces jours-ci», sourit l’intéressé en sirotant une boisson chaude. L’avocat est actif en politique depuis plus de vingt ans. Il reste pourtant un inconnu pour beaucoup. Il nous a reçu dans son bureau exigu aux parquets qui grincent. L’élection du président du PLR genevois, à laquelle il est candidat, a lieu dans une semaine (le jeudi 7 mars). Sa concurrente, Natacha Buffet-Desfayes, est attaquée sur un réseau social par Cyril Aellen, chef de groupe PLR au Grand Conseil genevois. La Genève politique, stupéfaite, compte les coups.

Pas de quoi apaiser l’atmosphère dans une formation divisée par l’affaire Maudet. «Avec l’effet loupe de Facebook, tempère Bertrand Reich, tout devient important. Le PLR compte 3300 membres. On ne peut pas s’entendre avec tout le monde. Un parti est toujours en tension. Cet échange n’est pas préoccupant. Ce qui me motive, c’est de réussir à construire des idées au sein du parti, à former du personnel politique, à participer à la construction de la cité. Je mets de côté tout ce qui m’éloigne de cet objectif.»