«Avec la loi sur le statut particulier du Jura bernois et sur la minorité francophone du district de Bienne, le bilinguisme dispose, pour la première fois, d'une base légale. Mieux: la loi impose le bilinguisme aux communes de Bienne et d'Evilard. Si un francophone devait recevoir un document officiel en allemand, il peut exiger une version française. Et l'inscription dans la loi du bilinguisme permettra de débloquer des fonds pour en assurer le développement.

La création du CAF, le Conseil des affaires francophones biennoises, est une innovation importante: ce conseil aura la place politique qu'il voudra se donner et son rayonnement dépendra de ses initiatives.

Reste pourtant un danger: la notion de bilinguisme est mal comprise par les autorités de Bienne, qui tirent la couverture à elles. Si elles veulent le bilinguisme, elles doivent défendre et promouvoir la minorité, francophone en l'occurrence. Et ça, Hans Stöckli ne l'a toujours pas compris.»