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Image d'illustration. (Keystone)
© PETER KLAUNZER

Redevance

Billag le souffre-douleur est de retour

Le Conseil fédéral refuse l’initiative demandant la mort de la redevance radio/TV. Cette position ne clôt pas le débat pour autant

Non à «No Billag». Telle est la réponse, attendue, que le Conseil fédéral adresse aux initiants. Il confirme ainsi son attachement au système actuel qui veut que chacun paie une redevance radio et télévision pour bénéficier d’une offre médiatique complète dans toutes les langues nationales.

La question de la redevance agite les esprits depuis plusieurs années. Derrière le slogan «No Billag» se cache une série de plaintes: contre le quasi-monopole de la SSR, la qualité de ses programmes, son train de vie, le salaire de ses dirigeants. Contre ce qui est souvent considéré comme un impôt déguisé. Contre enfin un système qualifié de vieillot à l’aune des évolutions technologiques.

Le Conseil fédéral rejette l’initiative intitulée officiellement «Oui à la suppression des redevances radio et télévision» sans lui opposer de contre-projet. Il estime qu’une acceptation du texte provoquerait «une réduction drastique des prestations des diffuseurs radio/TV titulaires d’une concession et financés par la redevance», tout spécialement en Suisse romande, au Tessin et dans les régions romanches. Cette position ne clôt pas le débat pour autant. Loin de là. Car tout se jouera au parlement puis dans les urnes. Et rien n’est acquis. On l’a vu l’an dernier.

Le débat n’est pas clos

En juin 2015, la loi sur la radio et la télévision devait passer comme une lettre à la poste. Mais l’Union suisse des arts et métiers (USAM), qui a lancé le référendum, a mené une campagne de tous les diables contre la généralisation du paiement de la redevance. Si bien qu’il s’en est fallu de peu pour que la révision échoue en votation. Les jeunes PLR et UDC, qui ont lancé l’initiative «No Billag», pourraient bénéficier d’un même cumul de griefs. «On va nous traiter de tous les noms et nous accuser de vouloir détruire la cohésion nationale. Moi-même, je n’ai pas de télévision. Et j’estime que regarder la TSR n’est pas un impératif pour la cohésion nationale», répond le conseiller national Philippe Nantermod (PLR/VD), membre du comité d’initiative. Lui-même plaide pour un système beaucoup plus souple. A l’heure des tablettes, des téléphones portables, d’Internet, chacun devrait payer ce qu’il consomme. Il ne veut pas la mort de la SSR, assure-t-il, mais «la sortir de sa zone de confort».

Le parlement débattra de l’initiative mais aussi du rapport sur le service public, que le Conseil fédéral lui a adressé avant l’été. Et Billag, la société chargée d’encaisser le montant de la redevance, est doublement sur le qui-vive. En plus d’une campagne qui porte son nom, la société basée à Fribourg doit se plier aux lois du marché. Son mandat arrive à échéance fin 2018, et l’Office fédéral de la communication (Ofcom) a lancé mardi l’appel d’offres public. Billag fera une nouvelle offre, confirme son porte-parole, mais il y aura de la concurrence.


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