VAUD

Le Biopôle trouve l'argent de son avenir

Le premier bâtiment du pôle médical au-dessus de Lausanne verra le jour en 2008.

Au terminus du M2, le futur métro lausannois, il y aura bel et bien un pôle consacré aux technologies médicales. Biopôle, société d'intérêt public dont l'Etat de Vaud est l'actionnaire largement majoritaire, vient de signer un accord avec EPIC Group. Celui-ci sera l'investisseur unique pour la construction du premier bâtiment de la future citadelle d'Epalinges, dans les hauts de Lausanne. La promesse d'un centre d'excellence sur le vivant va se parer enfin de murs et de toits. Le déménagement de l'Institut suisse de recherche expérimentale sur le cancer (ISREC) dans le giron de l'EPFL a pu faire craindre la faillite du projet.

Il n'en est rien. Au fil des mois, l'idée de réseau, de proximité, de synergie, a pris le pas sur la volonté de regrouper en un seul site des activités de même nature. «L'Arc lémanique est un immense campus», imagine Jean-Marc Tissot, président du conseil d'administration de Biopôle.

Une toile serrée de laboratoires

Les différentes enseignes ne sont pas concurrentes. La complémentarité voyagera en métro, train, bus, voiture. A l'échelle suisse, les distances paraissent dissuasives, mais un œil européen ou nord-américain n'y verrait qu'une toile serrée de laboratoires, centres d'études, cerveaux au travail, explique encore Jean-Marc Tissot. Un lieu idéal pour s'implanter et prospérer.

C'est l'espoir et l'objectif de Biopôle: attirer des entreprises au cœur d'une région vouée à la recherche, d'une officine de savoirs, d'un paysage naturel et stratégique hors pair. Et à deux pas du CHUV, carrefour cantonal de connaissances et pratiques médicales.

La signature de l'accord avec EPIC Group, qui contrôle déjà bon nombre de complexes immobiliers et commerciaux en Suisse, sortira de terre le paquebot de la flotte à venir. La première pierre de l'édifice sera posée au début de l'automne. Ensuite, vers la fin de 2008, les premiers locataires prendront leurs quartiers.

L'immeuble est entièrement loué. Outre les boutiques au rez-de-chaussée et la station de métro, le Service régional vaudois de transfusion sanguine, actuellement dans l'enceinte du CHUV, occupera tout un étage. Tout comme la fiduciaire BDO Visura, qui compte une trentaine de succursales en Suisse.

Extension à l'étude

Pour l'heure moins biotech qu'à l'origine, le Biopôle entend rapprocher investisseurs et sociétés en quête d'un siège ou d'une tête de pont. C'est pourquoi une extension de la bâtisse principale est déjà à l'étude. Elle devrait accueillir, explique Jean-Marc Tissot, des «équipes de reconnaissance» de PME et d'entreprises désireuses de s'établir à Lausanne. Espaces modulables et baux de durée déterminée favoriseront la flexibilité nécessaire à la prospection. Et si une compagnie décide de s'enraciner, l'espace ne manquera pas à l'abri du bâtiment phare.

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