La Suisse ne compte ni plus ni moins de cas de blanchiment d’argent que d’autres places financières de même type, a déclaré lundi devant les médias à Berne le chef de l’Office fédéral de police, Jean-Luc Vez, cité par l’ATS. Et de justifier la hausse du nombre de communications par une plus grande sensibilité des intermédiaires financiers.

Le sentiment de responsabilité des intermédiaires financiers ne cesse de se développer. Les banques ont fait beaucoup d’efforts en développant leurs systèmes de contrôles internes. Elles sont désormais suivies par les autres intermédiaires, en particulier les sociétés de transfert de fonds, dont les communications ont été quatre fois plus nombreuses qu’en 2010.

Le chef de fedpol est également revenu devant les médias sur les ordonnances urgentes du Conseil fédéral établissant des listes des personnes provenant d’Egypte et de Tunisie concernées par le blocage de leurs avoirs en Suisse. Elles n’ont pas de lien direct avec la loi sur le blanchiment, même si elles ont contribué à une hausse des communications touchant les pays du printemps arabe.