Vainqueur surprise en 2006, le bloc rouge-vert bernois a réussi là où la gauche avait échoué à Neuchâtel et Genève. L’alliance socialiste-verte, avec quatre ministres sortants, a maintenu la majorité de gauche au gouvernement bernois ce dimanche, nettement, plaçant le Vert Bernhard Pulver en tête devant les socialistes Barbara Egger-Jenzer et Andreas Rickenbacher. Considéré comme le maillon faible, le socialiste francophone Philippe Perrenoud est réélu sans histoire, au 7e rang, l’emportant largement dans le Jura bernois.

La participation s’est élevée à 31,4%, de près de deux points supérieurs à celle de 2006.

Pendant que la gauche fête un triomphe certes attendu, mais avec moins de netteté, la droite n’a plus que les yeux pour pleurer. Certes, les sortants radical Hans-Jürg Käser et UDC Christoph Neuhaus sont réélus, mais sans parvenir à tirer leurs colistiers au Conseil d’Etat. Albert Rösti et, surtout, Sylvain Astier boivent la tasse.

L’autre événement de l’élection au Conseil d’Etat bernois, c’est la nomination de Beatrice Simon, du Parti bourgeois démocratique, qui prend un siège à l’UDC. À l’annonce de son élection, une clameur a fusé du Rathaus bernois. Elle occupera le fauteuil laissé par Urs Gasche, élu UDC en 2006 et passé au PBD.

Comme en 2006, ce sont les villes, et notamment celle de Berne, à majorité de gauche, qui imposent leur verdict aux campagnes, qui ont massivement voté à droite.

À dix-huit mois des fédérales, les élections bernoises apparaissent encourageantes pour la gauche, unie à Berne, et pour le PBD. Des tendances qui devront se vérifier dans l’élection au Grand Conseil. Les résultats ne tomberont qu’en toute fin de soirée.