votation

Pour les bourses d’études, une nécessaire vigilance

Dans l’harmonisation des aides aux études, les débats ne vont pas manquer. Le refus, net, de l’initiative des étudiants ne doit pas être interprété comme un signal de reflux

Commentaire Une nécessaire vigilance

Autorités des cantons et de la Confédération devront tenir leurs promesses. Le refus dans les urnes de l’initiative de l’Union des étudiants de Suisse (UNES) sur les bourses d’études n’est guère surprenant, mais il ne doit pas être pris pour un blanc-seing pour ne rien améliorer dans l’aide à la formation.

Tout au long de cette aventure politique, l’UNES a documenté le problème, bien réel. Puis elle a mené campagne de manière sérieuse et crédible. L’avertissement que constitue son initiative demeure valable. Personne ne conteste le caractère injuste du système, où, pour un étudiant, la possibilité de recevoir un coup de pouce financier dépend avant tout de son lieu de naissance, non de ses mérites ou de son projet de formation.

Les cantons ont mis en avant leur concordat, accord déjà ratifié par 17 parlements. Cette démarche d’harmonisation est censée combler les manques. C’est le cas, en partie. Le cadre que se donnent les ministres cantonaux a le mérite de poser un chiffre, 16 000 francs au moins pour une bourse au niveau universitaire. Il présente aussi l’avantage d’inclure divers types de formations et d’écoles. Mais le contre-projet fédéral ne reprend que certaines de ces exigences, et a été raboté en cours de chemin.

Les politiciens qui se sont mobilisés, les milieux académiques et les citoyens soucieux d’une certaine égalité des chances devront faire preuve de vigilance dans la mise en œuvre du nouveau cadre. Pour en finir avec les injustices actuelles.

Publicité