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Pascal Couchepin en septembre 2015.

europe

Brexit: les vérités de Pascal Couchepin sur le «modèle suisse»

Dans une tribune publiée par un quotidien économique londonien, l’ancien conseiller fédéral rappelle quelques vérités sur les relations Suisse-UE. En mettant en doute les promesses des partisans du Brexit

Dans une longue tribune intitulée «Pourquoi le modèle helvétique serait un mauvais choix pour une Grande-Bretagne post-Brexit» et publiée mercredi 2 mars dans le quotidien économique londonien City A.M., Pascal Couchepin remet en perspective certaines idées reçues sur un possible «Swiss Deal» qui, selon les partisans du Brexit, permettrait au Royaume-Uni à la fois d'accéder au marché commun tout en contrôlant mieux son immigration.

Sur le volet économique, Pascal Couchepin rappelle que la Suisse ne dispose que d’un accès partiel au marché commun, notamment dans le secteur des services, qui constitue 78% de l’économie britannique. «Nos accords bilatéraux avec l’UE ne prévoient pas l’accès transfrontalier aux services financiers. Nous sommes en train de négocier cet accès. Pour cette raison, un «Swiss deal» aurait des inconvénients financiers et ne serait pas un bon modèle à reproduire pour le puissant secteur des services financiers du Royaume-Uni.»

Le bourbier post-9 février

A propos de l’immigration, Pascal Couchepin rappelle l’accord de libre circulation signé par la Suisse, et la complexité des relations avec l’UE suite à la votation du 9 février. L’acceptation populaire de l’initiative de l’UDC sur «l’immigration de masse» a tendu les relations entre Bruxelles et Berne comme jamais, et c’est un exemple des difficultés de la position helvétique.

Selon l’ancien conseiller fédéral, les partisans du Brexit «sont bien optimistes» en «laissant à penser que les Etats membres de l’UE accorderaient l’accès complet au Royaume-Uni au marché unique, tout en permettant au pays de se retirer de la libre circulation».

La Suisse n’a pas de «deal»

Selon lui, le Royaume-Uni sera davantage en position de force pour négocier dans la situation actuelle. Car le faire de l’extérieur va compliquer singulièrement la tâche. «La Suisse n’a pas de «deal», il existe environ 120 accords bilatéraux avec l’UE. Des négociations ont pris plusieurs années – bien davantage que les deux années que le Royaume-Uni aurait pour renégocier sa relation avec l’UE», selon les dispositions existantes. Et de conclure: «Compte tenu de la complexité des accords bilatéraux entre l’UE et la Suisse, il n’est pas sûr que les Etats membres de l’UE seraient prêts à répliquer cette structure avec un autre pays.»

Lire sur City A.M.: La tribune de Pascal Couchepin

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