Grande interview 

Brigitte Rorive: «On n’écoute pas assez les patients»

Pour la directrice des finances des HUG, il faut mettre le patient, et non les infrastructures, au centre du système de santé suisse, ce qui implique un changement de paradigme

Son CV est impressionnant. Avant de se plonger dans le secteur de la santé, Brigitte Rorive a fait beaucoup d’autres choses dans sa vie: de la criminologie, de l’économie de gestion, de l’aide au développement. Et avant d’arriver à Genève, elle a vécu longtemps en Belgique, au Québec et à Trinidad. C’est tout cela qui lui fait porter un regard à la fois critique et bienveillant sur le système de santé suisse.

Le Temps: Avez-vous déjà été aux HUG en tant que patiente?