Le PLR a engrangé des «résultats réjouissants» dans plusieurs cantons. Il s’agit maintenant de «continuer sur cette lancée. Notre leitmotiv doit être: c’est maintenant ou jamais», a souligné Philipp Müller.

Le président du PLR a critiqué «la gauche gaspilleuse», dont «la politique de redistribution» est menée «par une bande d’envieux et de jaloux». Il a également pointé du doigt les offensives «isolationnistes» de l’UDC.

«Depuis 2011, 30% d’entreprises en moins ont choisi de s’implanter en Suisse. Et le PS applaudit», a vilipendé Philipp Müller. Il a également critiqué l’initiative contre l’immigration de masse - dont la mise en oeuvre «s’avère aussi complexe que la quadrature du cercle» - et l’initiative de la gauche sur l’impôt sur les successions qui «encourage les jalousies et l’égalitarisme».

Enervantes querelles de partis

Le PLR revendique indépendance et autonomie. «Cependant, il est important que les partis de droite collaborent lorsqu’ils partagent le même point de vue. Les gens veulent de vraies solutions. Les querelles entre partis les énervent», a estimé Philipp Müller.

«Il va de soi que nous souhaitons aussi une majorité de droite dans les chambres fédérales. Mais l’apparentement de listes seul n’est pas garant de victoire».

Philipp Müller a conclu son discours en mettant l’accent sur la cohésion. Une valeur qui, selon lui, réunit les Suisses, les campagnes et les villes, les jeunes et les seniors.

Deux «non», un «oui»

Les délégués du PLR ont rejeté la loi sur la radio et la télévision (LRTV), en votation le 14 juin prochain, par 136 voix contre 78 et 8 abstentions. Le débat a été nourri et a divisé l’assemblée.

Les intervenants alémaniques se sont montrés plutôt contre ce qu’ils considèrent comme «un impôt qui crée plus de problèmes qu’il n’en résout». Les intervenants francophones se sont montrés plutôt favorables à une loi apportant «plus de justice, de solidarité et de cohésion».

L’article constitutionnel relatif à la procréation médicalement assistée n’a en revanche suscité aucun débat dans l’assemblée. Considéré comme raisonnable et équilibré par le parti, il a été accepté par 194 voix contre 6 et 9 abstentions.

L’initiative pour un impôt sur les successions a été rejetée à l’unanimité. Les délégués ont balayé un texte qui selon eux met en péril les entreprises.

Quant à l’initiative sur les bourses d’études, elle a été rejetée vendredi par 20 voix contre 0 par la Conférence des présidents des partis (CCP).

Trop de règles et de lois

Philipp Müller a motivé à nouveau ses troupes en fin d’assemblée. Il en a profité pour s’adresser au président du PS Christian Levrat, également en assemblée samedi.

«Levrat dit que notre pays a besoin de règles et de lois. Moi je dis qu’on en a déjà bien assez», a-t-il lancé. Rappelant toutefois que la démocratie est synonyme d’affrontement d’idées.