Le mot est fort. Et, preuve des remous politico-diplomatiques qu’il peut susciter, les hauts fonctionnaires européens qui le prononcent se retranchent derrière l’anonymat. «La Suisse? C’est sa déloyauté qui nous inquiète. Le Conseil fédéral a parlé d’un plan B lors du rejet de l’accord-cadre le 26 mai. Mais quel est-il? Mon impression, c’est que Berne va tirer sur la corde dans tous les domaines en misant sur notre lenteur à réagir.»