La fin de semaine promet d’être houleuse à Genève. Au menu politique: les débats du Grand Conseil qui aboutiront à doter, ou non, le canton d’un budget pour l’année prochaine. Un exercice qui, au bout du Lac, s’avère souvent très périlleux.

Le Conseil d’Etat avait projeté un budget dans le rouge vif, avec un déficit colossal de 590 millions de francs. Il résultait d’une ardoise de 213 millions pour la Caisse de prévoyance de l’Etat (un choix populaire), du paiement de l’annuité 2016 et de ses rattrapages pour un montant de 238 millions, enfin du contre-projet sur les subsides d’assurance maladie de 186 millions et de la baisse des recettes liée à la réforme de l’imposition des entreprises RFFA, issus aussi du vote populaire. Mais le gouvernement a encore chargé la barque, faute de parvenir collectivement à la tempérance: il proposait 412 postes supplémentaires.