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Le butin du braquage de Chavornay en partie retrouvé en France

Un homme a été arrêté pour le recel de 2,4 millions de francs volés en terre vaudoise

Quelque 2,4 millions de francs suisses provenant du braquage d’un fourgon de transport de fonds à Chavornay (VD) le 8 février ont été retrouvés près de Lyon en France, selon une source proche de l’enquête. Les fonds ont été récupérés au domicile d’un homme de 44 ans, qui a été inculpé et écroué, lors d’une opération de police fin juin, a précisé cette source mercredi, confirmant des informations du quotidien français Le Parisien.

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Le butin de ce braquage rocambolesque, précédé de l’enlèvement de la fille d’un des convoyeurs de fonds, avait d’abord été estimé entre 20 et 30 millions de francs, puis revu à la baisse entre 10 et 15 millions. Inconnu des services de police, le quadragénaire a été inculpé pour «recel de vol en bande organisée avec arme» et placé en détention. Selon Le Parisien, il a déclaré en garde à vue avoir caché cet argent dans sa cave «à la demande d’un tiers».

Faux plombiers

C’est la première mise en cause dans cette affaire. Les deux convoyeurs et la fille de l’un d’eux, âgée de 22 ans et victime de l’enlèvement, avaient été placés en garde à vue dans les jours qui avaient suivi le braquage, avant d’être relâchés. La jeune femme affirme avoir été kidnappée à son domicile, le jour des faits en fin d’après-midi, par deux faux plombiers. Après l’avoir ligotée, ils l’auraient contrainte à téléphoner à son père, employé en Suisse par la société de transport de fonds SOS Surveillance.

Domicilié à Annemasse, dans les Alpes françaises, ce dernier était en train d’effectuer une tournée avec son collègue dans un fourgon blindé rempli d’argent. Il aurait alors été forcé d’en remettre le contenu à trois hommes armés qui l’attendaient sur un parking près de Chavornay, dans le canton de Vaud. Relâchée, la jeune femme avait été découverte par un passant au bord d’une route française proche de la Suisse, et conduite à la gendarmerie.

Selon Le Parisien, «une infime partie du butin avait déjà été retrouvée une semaine après le vol». L’un des convoyeurs attaqués avait en effet reconnu avoir caché 30 000 francs que les braqueurs lui avaient laissés en guise de «préjudice moral». Il avait dissimulé la somme dans un carton enterré dans une forêt. L’employé n’avait pas été mis en examen.

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