La cadence au quart d’heure doit devenir la règle dans l'agglomération genevoise et entre les deux grandes villes lémaniques d’ici à 2030. Ce sont deux des huit priorités fixées par la Conférence des transports de Suisse occidentale (CTSO) pour la mise en oeuvre du fonds d’infrastructure ferroviaire (FIF) et du pgroamme de Financement et d’aménagement de l’infrastructure ferroviaire (FAIF) adoptés par le peuple et les cantons en février.

Les sept cantons de la CTSO ont identifié 90 mesures à prendre pour répondre à l’augmentation de la demande en mobilité d’ici à 2030. Huit projets sont désormais considérés comme prioritaires. La cadence au quart d’heure doit être introduite entre Genève et Lausanne, avec prolongements en direction de Morat, Berne et Martigny. Le même rythme de correspondances doit se généraliser autour du Grand-Genève pour le RER franco-valdo-genevois. Cela suppose l’introduction d’une fréquence de plus entre Genève et La Plaine, ainsi qu’une nouvelle halte à Châtelaine.

Dans le canton de Vaud, l’offre doit être renforcée dans la Broye avec un RER à la demi-heure entre Lausanne et Payerne et une offre RegioExpress entre Lausanne et Morat via Payerne et Avenches. En Valais, la cadence à la demi-heure est requise sur la ligne du Simplon. L’agglomération fribourgeoise connaissant un essor démographique et économique très fort, la cadence au quart d’heure y est aussi prévue. Dans le canton de Neuchâtel, le projet prioritaire est la résurrection d’une liaison directe et rapide entre le chef-lieu et La Chaux-de-Fonds. La CTSO reconnaît la nécessité de surmonter l’échec du Transrun en 2012.

Le canton de Berne fait également partie de la CTSO. Les capacités doivent être augmentées dans l’agglomération de la capitale et au tour de Bienne, ainsi qu’entre Berne et Thoune. En parallèle, la CTSO soutient la demande d’une liaison à le demi-heure entre Bâle, Delémont et Bienne. Mais cette revendication relève d’une autre entité géographique, la région de planification du Nord-Ouest de la Suisse.

La CTSO a déposé son dossier auprès de l’Office fédéral des transports, qui analysera les concepts d’offres remis par toutes les régions de planification. Le délai avait été fixé au 28 novembre.