L’affaire a le don de faire jurer les plus distingués des députés. La réforme de la Caisse de pension de l’Etat de Genève (CPEG) est soumise à votation le 19 mai prochain. Le peuple tranchera donc cette épineuse question. Sauf que ce dossier n’obéit à aucune logique. Les expressions qui reviennent en boucle dans la bouche des élus résument crûment la situation: «gros bordel», «vote à la con», «c’est la merde».

Reprenons. Le taux de couverture de la CPEG n’obéit plus aux normes fédérales. Le 1er janvier 2020 au plus tard, la caisse doit rentrer dans le rang. La facture pour le contribuable se monte à 4,2 milliards. Le temps presse. Le comité de l’institution n’aura bientôt d’autre choix que de couper dans les prestations de ses 45 000 affiliés.