Pour obtenir un rendez-vous avec la logopédiste de son école, Léa*, scolarisée en 3e HarmoS dans l’Est lausannois, doit attendre onze mois. La petite a des difficultés en lecture et son enseignante demande un bilan en logopédie. En cabinet privé, la durée annoncée en février était d’environ huit mois. Le cas de la jeune fille de 6 ans est loin d’être unique en Suisse romande.

Pour rappel, depuis 2009 la logopédie est financée par les cantons et non plus par l’assurance invalidité, comme par le passé. Chaque canton y va de sa recette afin de répondre à la demande grandissante pour les enfants en âge scolaire. Le Valais mise sur un système presque exclusivement public, le Jura sur les thérapeutes privés. Fribourg passera à une prise en charge publique dès 2031. Alors que Vaud, Genève et Neuchâtel panachent.