Un ragoût de lentilles mijote dans des marmites. Sous une vaste tente militaire, des activistes aux traits adolescents pèlent et coupent des légumes. Le «collectif de cuisine» est à l’œuvre. Florian détonne dans le tableau, avec ses ridules au coin des yeux. Il a déjà une vie professionnelle derrière lui. Il y a deux ans, il a décidé de plaquer son emploi de cadre dans la construction et de devenir activiste à plein temps. Avec le Koch Kollektiv, une organisation mobile de cuisiniers amateurs, il s’est rendu l’an dernier en Bosnie, pour cuisiner pour des migrants. Aujourd’hui, il soutient les estomacs des activistes pour le climat, à Zurich.