Une «bûcheuse»

Micheline Spoerri. Parti libéral, 55 ans, Corsier, députée au Grand Conseil depuis 1993. Présidente du Parti libéral genevois de 1996 à 1998, ce docteur en chimie qui a créé et dirige plusieurs centres et laboratoires médicaux, notamment le Cedam et les laboratoires LEB, est au bénéfice d'une longue expérience politique. Elle a été conseillère municipale de la Ville de Genève de 1991 à 1993. Elle s'est battue pour la création de la Commission des droits de l'Homme au Grand Conseil et passe pour une «bûcheuse» de dossiers.

L'ouverture

John Dupraz. Parti radical, 56 ans, agriculteur, conseiller national et député au Grand Conseil, Soral. C'est le plus capé des trois candidats radicaux, vice-président de l'Union suisse des paysans, membre de divers lobbies paysans de poids, cet ingénieur agricole s'est bâti une réputation de bon connaisseur de la politique agricole et de défenseur efficace des paysans à Berne. Ouvert, capable de dialoguer avec les écologistes comme avec l'aile zurichoise de son parti, c'est aussi une locomotive électorale à Genève.

Discrétion

Madeleine Bernasconi. Parti radical, 62 ans, conseillère administrative de Meyrin et conseillère nationale dès 1999. Membres de divers conseils d'administration importants, dont la BCGE, elle a une belle carrière politique, du législatif communal au Grand Conseil, et au National. Membre de la Commission de la politique de sécurité, sa discrétion dans les débats et les médias pourraient la desservir. Dans un parti qui peine à reconnaître le travail des femmes, elle cumule les difficultés.

L'exception PDC

Pierre-François Unger. Parti démocrate-chrétien, responsable des urgences aux Hôpitaux universitaires de Genève. Député de 1993 à 1998, ancien président cantonal de son parti, président d'Objectif Genève, qui regroupe les différentes associations de défense économique du canton, c'est un candidat très médiatique. Pour l'instant, il ne se déclare pas officiellement, même s'il est très intéressé à une fonction de magistrat. Mais il n'a guère de concurrent dans sa formation.

Des convictions tranchées

Pierre Kunz. Parti radical, 58 ans, directeur du Centre commercial de Balexert. Député au Grand Conseil, dont il a claqué la porte, il est connu comme un homme de droite aux convictions très tranchées, ce qui rend difficile la recherche du consensus. Son sens analytique est généralement reconnu. Il aura toutefois du mal à faire l'unanimité, même au sein de l'aile droite de son parti. Si sa liberté de langage peut faire mouche, son opposition à Guy-Olivier Segond, ses prises de position dures pourraient le priver des voix des alliés modérés.

Expérience libérale

Jean-Michel Gros. Parti libéral, 47 ans, viticulteur, Satigny. C'est le plus expérimenté des trois candidats libéraux en politique. Conseiller national de 1987 à 1999, il avait auparavant gravi tous les échelons de la carrière, conseiller municipal de Satigny, adjoint au maire, député au Grand Conseil. C'est un spécialiste des questions fiscales, agricoles et de promotion économique. Son réseau au sein du Parti libéral en fait un favori dans sa formation, mais son échec au Conseil des Etats en 1999 pourrait constituer un handicap en novembre.

Parcours politique modeste

Blaise Bourrit. Parti libéral, 55 ans, gynécologue, Veyrier, conseiller municipal de sa commune durant six ans. Président de l'Association des médecins du canton de Genève, il est administrateur des Hôpitaux universitaires de Genève depuis 1995. C'est un pionnier de la fécondation in vitro à Genève. Si son parcours politique est plutôt modeste, il bénéficie surtout de sa grande réputation de médecin et de sa bonne connaissance de la politique sanitaire genevoise.