La grande majorité des services sociaux du canton de Berne n’affichent pas des coûts trop élevés. Un rapport sur le coût et l’efficacité de l’aide sociale révèle que sur les 68 services sociaux que compte le canton, 14 obtiennent un bonus et 3 un malus.

Les 51 autres services sociaux analysés sur la base des résultats de 2012 et 2013 se situent eux dans la fourchette prévue par le Grand Conseil, a indiqué vendredi la Direction de la santé publique et de la prévoyance sociale. Cela signifie que le système n’a aucune incidence financière pour eux.

Améliorer la gestion

C’est en 2011 que le canton a décidé d’introduire ce système de primes et de sanctions limité aux domaines dont les services ont la maîtrise, comme le montant des prestations liées aux logements, la gestion des recettes ou les efforts de réinsertion sociale. Un malus est attribué quand une commune présente une facture qui est supérieure de plus de 30% à l’estimation de l’administration cantonale.

L’idée de ce concept de bonus-malus est d’améliorer la transparence des coûts et le rapport coût-efficacité des services sociaux. Le malus ne signifie pas que les services sociaux ont mal travaillé ou qu’ils n’ont pas respecté la loi, mais que leur gestion n’est pas jugée assez efficace.

Bons et mauvais élèves

Parmi les 14 services sociaux qui reçoivent un bonus, deux se situent dans le Jura bernois, Tramelan et Centre Orval (Malleray et Reconvilier notamment). La prime s’élève à respectivement 81’777 et 94’220 francs. La somme totale des bonus alloués se monte à 1,6 million de francs.

Les services sociaux qui doivent s’acquitter d’un malus sont ceux de Lyss (238’949 francs), de Perles (78’180 francs) et de Heimberg (62’284 francs). Les trois communes redevables d’une pénalité peuvent attaquer la décision de l’administration cantonale devant le Tribunal administratif.

Pas de malus à Bienne et Berne

Les grandes villes comme Bienne et Berne ne figurent pas dans la zone malus de la liste des communes. Cela n’est pas dû au favoritisme dont elles bénéficieraient, contrairement à ce que la rumeur prétend, a assuré le canton.

La formule de calcul est identique pour tous les services sociaux et elle n’a pas été arrangée pour avantager les villes, a-t-il ajouté. Un service social peut donc afficher des dépenses très élevées sans être frappée d’un malus.