L'Etat de Genève mise sur la cybertransparence pour brosser un portrait de ses transformations. Depuis mercredi, les internautes peuvent consulter, sur le site du canton (www.geneve.ch), une base de données qui établit un état des lieux des réformes entreprises par l'Etat. Pour le chancelier Robert Hensler, «les réformes sont un processus dynamique et continu. Il est par conséquent important que tous les partenaires (départements concernés, partis politiques, syndicats, etc., n.d.l.r.) aient accès en permanence à de telles informations. A cette fin, le site fournit une vue globale et synthétique de tout le processus.»

Site à succès

Selon Robert Hensler, le site du canton connaît un grand succès: près de 5,5 millions de pages sont consultées chaque mois. Il constitue donc un vecteur de communication moderne et efficace pour ce type d'opération. Cette nouvelle base de données, dont le coût se chiffre à quelque 10 000 francs, devrait avoir plusieurs avantages: économies de temps dans la recherche d'informations, voire accélération de la production d'états de situation.

Des tableaux de bord montrent clairement où en est chaque processus. On trouvera par exemple dans un schéma consacré à la sécurité des indications sur le projet relatif aux heures supplémentaires, et au concept de Police XXI. Mais aussi sur son degré d'avancement, ou son achèvement. Sont également indiqués les coûts prévisionnels ou effectifs, de même que les gains escomptés.

Pour rappel, le processus de réforme avait débuté en 1995 après l'acceptation par le peuple d'une initiative populaire exhortant à «réduire les dépenses abusives de l'Etat». Un audit de la société Arthur Andersen avait proposé une cinquantaine de réformes possibles. A ce jour, certaines ont été rejetées par le peuple (Clinique de Montana, RHUSO, etc.), d'autres sont toujours pendantes au parlement ou ont été purement et simplement abandonnées. L'une d'entre elles reste en tout cas très discutée: celle de la fonction publique.