Pendant que sa candidate fraîchement élue reçoit les honneurs d’une victoire en un tour, Marc-Olivier Buffat, le président du PLR Vaud, souffle. «Cette campagne était atypique, avec un faux rythme, c’était l’élection de tous les dangers.» Derrière lui, sur un écran, les résultats du canton sont affichés: pour remplacer leur ministre PLR Jacqueline de Quattro, les Vaudois ont plébiscité à 56% celle qui porte les mêmes couleurs politiques, Christelle Luisier. «C’est comme en sport, lorsque la partie adverse ne joue pas, c’est toujours difficile de gagner.»

Marc-Olivier Buffat fait référence aux trois candidats atypiques contre qui a dû combattre la favorite. Juliette Vernier, tirée au sort pour représenter le collectif de la Grève du climat (23%), «Toto» Morand du Parti de rien (12%) et Jean-Marc Vandel du Parti pirate (5%). Christelle Luisier était donc la seule à avoir une carrière politique traditionnelle et professionnelle à son actif, et la campagne s’est vite transformée en exercice d’équilibrisme.