Le canton de Vaud a sauvé sa note. L'agence de cotation internationale Standard & Poor's, évaluant pour la 2e fois sa qualité de débiteur, lui a attribué un «A», avec perspective stable, sans changement. Ce «rating» a beau être le moins bon de toutes les collectivités publiques suisses notées par cette société, le canton ne l'a pas moins reçu avec soulagement: un déclassement en «A avec perspective négative», voire en «A-» était redouté, vu la difficile situation des finances cantonales (LT du 26.05.2004). Le Conseil d'Etat se flatte d'avoir démontré de manière convaincante sa volonté de redresser les finances cantonales, en maintenant notamment l'objectif de l'équilibre à l'horizon 2007. Outre les mesures immédiates prises pour le budget 2004, le gouvernement a fait valoir la mise en œuvre du nouvel article constitutionnel selon lequel le peuple doit choisir entre des économies ou une hausse d'impôt en cas de déficit (premier scrutin le 28 novembre).

Le rating de l'Etat est une conséquence de l'affaire de la BCV. L'Etat a estimé qu'il était opportun de s'y soumettre au moment où il a dû lancer un emprunt de 1,2 milliard pour recapitaliser sa banque. Selon le volume des emprunts, l'examen de Standard & Poor's coûte entre 150 000 et 200 000 francs par an au canton.