Jacqueline de Quattro a orchestré mardi la démonstration des balises sonores et lumineuses au Chalet-à-Gobet, dans les hauts de Lausanne. Le dispositif présenté par la conseillère d’Etat radicale responsable de l’Environnement doit dissuader les animaux sauvages de traverser les routes à l’approche des véhicules.

En Suisse, plus de 20 000 accidents par an impliquent du gibier. Des dizaines de personnes sont blessées et les dommages matériels s’élèvent à 25 millions de francs. Dans le canton de Vaud, on en compte plus de 1000. En 2011, les services de la faune ont «relevé 9 cerfs, 55 sangliers, 689 chevreuils adultes tués», dénombre un communiqué officiel. Blaireaux et renards échappent à ces statistiques. Mais ils sont nombreux à faire les frais de la circulation routière. Il fallait agir.

Coût: 130 000 francs

Le canton a établi une carte des collisions. Trente tronçons à risque ont été identifiés. Ensuite, l’installation des balises a commencé. A ce jour, cinq sites ont été équipés en Terre-Sainte, vallée de Joux, Pays-d’Enhaut et Chablais. Le coût total de l’opération se monte à 130 000 francs.

Les balises lumineuses reflètent les phares des véhicules et effrayent les animaux. Les avertisseurs sonores émettent des sifflements «proches de l’ultrason, perceptibles dans un large rayon». Alimentés par des capteurs solaires, ils s’enclenchent à l’approche des voitures. Les deux instruments ont été conçus de manière à éviter toute accoutumance du gibier, souligne encore le canton.