«L’école doit rester un lieu de tranquillité et de sérénité», enjoint Cesla Amarelle, la ministre de l’école vaudoise qui vit depuis maintenant plus de onze mois avec le coronavirus et des mesures de restriction aux activités habituelles. «Notre objectif reste que notre jeunesse soit en bonne santé, bénéficie d’une bonne formation et puisse s’épanouir socialement. Nous prenons toutes nos décisions dans ce but, et si à un moment donné nous devions en venir à prendre des décisions difficiles, nous le ferions.»

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A Mézières, dans la campagne vaudoise, l’école a récemment dû tester sept classes, soit 138 élèves, en urgence, pour trouver finalement quatre cas positifs. «On a senti beaucoup de fébrilité. Les inquiétudes et les questions que ces tests ont suscitées montrent l’importance de prendre des décisions comprises par tous ceux qu’elles touchent.»

Test rapide dans la classe dès qu’un cas de variant britannique est détecté

Le Département de la formation, conjointement avec l’Office du médecin cantonal, renforce la stratégie des tests rapides. Cette vigilance accrue vise à éviter, sauf en cas d’ultime recours, la fermeture des lieux de formation. Jusqu’ici, la décision de réaliser des tests rapides se prenait à partir de trois cas en moins de cinq jours dans les classes à partir de la 9e année. Dès cette semaine, la vigilance augmente puisque les tests rapides seront déclenchés dès deux cas positifs sur une période de cinq jours, y compris au primaire. Ce principe sera aussi valable dès qu’un cas positif du variant britannique sera détecté. Si une classe peut être fermée dans la journée, dans l’attente de résultats de tests par exemple, des mesures qui toucheraient plusieurs classes ou un établissement entier prendraient plus de 24 ou 48h pour entrer en force, le temps de démontrer la nécessité de le faire.

Les chiffres présentés démontrent que la situation est maîtrisée, «l’augmentation du nombre de cas dans les écoles n’est pas significative, les jeunes jusqu’à 23 ans ne sont pas les plus grands contributeurs de l’épidémie, affirme le médecin cantonal adjoint Eric Masserey. Tous les cas positifs sont enregistrés dans une base de données nominative fédérale à laquelle seules les personnes autorisées ont accès. Dans les classes d’âge scolaire, il y a une raison épidémiologique justifiée d’aller consigner ces données, afin d’identifier de possibles clusters. C’est pour cela que l’on fait correspondre les chiffres des personnes d’âge scolaire et leurs enclassements. Nous ne le faisons pas pour les enseignants, car nous ne voyons pas de raison épidémiologique de le faire.»