Réunis en assemblée générale extraordinaire les Verts vaudois ont décidé jeudi soir de donner mandat à leur direction de lancer une initiative populaire cantonale pour «sauver le Mormont et pousser communes et Canton à favoriser les alternatives au ciment dans leurs constructions».


Cette initiative doit être lancée «avec toutes les actrices et tous les acteurs politiques et associatifs intéressé-e-s», indique le parti dans un communiqué.

Les jeunes Verts vaudois réclament de leur côté la démission de leur conseillère d'Etat Béatrice Métraux. Ils lui reprochent de n'avoir rien mis en œuvre pour éviter l'extension de la carrière. La direction du parti réitère lui son soutien à sa ministre et appelle à calmer le jeu.

«Béatrice Métraux décrédibilise les forces de gauche», écrivent-ils vendredi dans un communiqué. Les jeunes écologistes se disent «conscients des contraintes inhérentes à sa fonction», mais ils déplorent son approche sur ce dossier «basée exclusivement sur une médiation entre parties». En ce faisant, elle «place la défense de l'environnement, un bien commun, et la poursuite d'intérêts privés à un niveau d'importance égale».

Deux personnes sont toujours dans les arbres

La police a évacué cette semaine les militants qui occupaient depuis octobre la colline du Mormont. Les «zadistes» entendaient protéger un écosystème menacé de destruction selon eux par le cimentier Holcim qui souhaite étendre la carrière.

Vendredi, deux personnes restaient encore sur le site, réfugiée dans des arbres. Les soutiens des zadistes, dénoncent l'attitude de la police, qui aurait privé ces personnes d'eau et emporté leurs sacs de couchage et leurs réserves de nourriture. «La police refuse de les aider et bloque la zone de toute aide extérieure», s'alarme la ZAD dans un communiqué.

«Cette situation laisse les activistes dans un état de fatigue extrême et surtout dans un risque d’hypothermie et de chute potentiellement mortel à environ 15 mètres de haut.»

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La police vaudoise a confirmé par tweet et par communiqué de presse, que les deux activistes ont passé la nuit dans leur hamac et que les négociations se poursuivent. «Actuellement, ils refusent de descendre mais sont en sécurité», affirme-t-elle.

Lors de l'intervention, la police explique qu'elle «a pu saisir leurs effets personnels tout en s'assurant qu'ils étaient en sécurité. Les policiers n'ont à aucun moment touché ou coupé les cordes mises en place». Ils leur ont fourni de l'eau et tous deux ont la possibilité de descendre avec leur corde à tout moment.