Berne pose un milliard de francs sur la table en 2021 pour accélérer le tempo des analyses covid dans toute la Suisse. Objectif: couvrir 40% de la «population mobile». Or, ce que l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) préconise désormais, seuls les Grisons et Bâle-Campagne l’appliquent déjà, après plusieurs mois de préparation. On est loin de la grande offensive de tests en suisse. Dans de nombreux cantons, les dépistages collectifs dans les entreprises et les écoles sont au stade expérimental. A ce jour, 22 cantons – 17 alémaniques et 5 latins – ont fait part à l’OFSP de leur volonté d’augmenter leurs capacités d’analyse.

Les Grisons, qui ont démarré leurs premiers essais pilotes en décembre, analysent depuis peu jusqu’à 50 000 personnes chaque semaine, soit un quart (25%) de la population totale de 200 000 habitants et près de 40% de la «population mobile». Quelque 20 000 élèves, ainsi que les employés de plus de 1000 entreprises envoient chaque semaine des échantillons de salive au laboratoire. Ce qui vaut au canton alpin d’être cité en modèle. Pourquoi, dès lors, n’y a-t-il pas davantage de cantons, en Suisse, qui suivent cette voie?