Les pluies qui ont eu lieu durant la nuit et ce samedi matin ne suffisent pas à éviter tout risque d’incendie lié aux feux du 1er août. C’est l’avis des responsables du canton de Vaud, et d’autres cantons, qui ne changent pas leur mot d’ordre: l’interdiction des bûchers et feux d’artifice privés, tandis que les événements officiels sont tolérés.

Inquiétées par la canicule, déjà affairées avec l’approvisionnement des points d’eau pour le bétail assuré par l’armée, les autorités du canton de Vaud ont commencé par décréter une interdiction générale, qui incluait tous types de feux, y compris ceux des communes ou, dimanche passé, celui de Paléo. A la faveur d’une pluie ce jour-là, le spectacle du festival a pu avoir lieu.

Cette semaine, les responsables ont décidé un «allégement de l’interdiction générale», autorisant les feux organisés par des professionnels, c’est-à-dire, pour l’essentiel, ceux des communes. Il n’y a «pas de changement de doctrine» à ce sujet, indique ce samedi Philippe Jaton, porte-parole de la police cantonale.

La situation est peu ou prou comparable dans les autres cantons.

Genève maintient une interdiction dans les mêmes termes, signale Caroline Widmer, secrétaire générale adjointe du Département de la sécurité. Elle précise que des feux d’artifice de particuliers peuvent être autorisés sur des places communales, s’il y a encadrement par des pompiers, «selon les décisions des communes».

Selon les principes affichés au frontispice de son site Internet, Genève n’autorise que «les feux patriotiques à l’occasion de la Fête nationale du 1er août, dans les communes, moyennant la mise en place de mesures de précaution et de surveillance par les compagnies communales de sapeurs-pompiers» ainsi que «les barbecues, sur des installations hors sol aux emplacements prévus spécifiquement pour cet usage». Neuchâtel affiche une ligne semblable.

Le Valais maintient aussi son interdiction, rappelant dans un communiqué d’il y a quelques jours (atteignable depuis cette page) que «la situation ne peut s’améliorer que dans le cas d’une pluie persistante d’au moins trois jours. Les pluies de courte durée et les orages n’influencent que très peu la situation de danger actuelle.»