sécurité

Les cantons romands relèvent le degré de vigilance

Degré de vigilance renforcé dans les cantons romands au lendemain des attaques terroristes à Paris. Le niveau de sécurité aux frontières et sur les lieux sensibles est augmenté

Mise sur pied au lendemain des attentats de janvier contre Charlie Hebdo et l'Hyper Cacher, la coordination opérationnelle entre les polices romandes - dite plan Vigipol - a été réactivée samedi matin, annonce au Temps le conseiller d'Etat genevois en charge de la sécurité, Pierre Maudet.

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Avec 129 morts et près de 350 blessés, le bilan est extrêmement lourd et toujours provisoire samedi en début de soirée, après les attaques terroristes d’hier dans le centre de Paris et au Stade de France. François Hollande a décrété un deuil national de trois jours. Peu avant midi, l’Etat islamique a revendiqué les attaques et des arrestations ont lieu en Belgique. Pour Manuel Valls, la réponse française se fera «au même niveau que cette attaque».

En clair, le degré de vigilance est relevé sur tout le territoire romand. «Nous déployons plus d'hommes, plus visibles», explique-t-il. La sécurité est renforcée aux frontières, «principalement par les gardes-frontières» et autour de l'aéroport, «par la police», où des retards sont à prévoir. La sécurité est aussi relevée autour des lieux de cultes, mosquées en tête.

Ce que nous pourrions craindre en Suisse, c'est un effet de mimétisme, avec des illuminés tentés de lancer des répliques des ces attaques

Si les attaques de vendredi soir visaient de toute évidence la France, Pierre Maudet reste prudent: «Ce que nous pourrions craindre en Suisse, c'est un effet de mimétisme, avec des illuminés tentés de lancer des répliques des ces attaques.» Mais pour l'heure, aucun élément ne permet de penser qu'une menace pèse sur la Suisse.

On ignore s'il y a des victimes suisses

«Au niveau du renseignement, nous sommes largement tributaires à ce stade des autorités françaises, ajoute Pierre Maudet. Nous ne savons pas à l'heure actuelle si des Suisses font partie des victimes.»

La coordination avec la France s'effectue samedi à deux niveaux, précise encore le magistrat. Au niveau politique, entre ses services, le consulat français et la préfecture française, et au niveau policier, entre l'état-major de la coordination Vigipol et le commandement de la gendarmerie française.

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