Ils l'ont annoncé tout récemment. Le Parti radical s'estime capable de conquérir un siège de plus dans les cantons d'Argovie, du Tessin, de Lucerne, de Saint-Gall, de Neuchâtel, du Jura, de Fribourg ou du Valais. Et l'UDC place ses espoirs sur Fribourg, Vaud, Genève, Bâle-Campagne, Schwyz et Lucerne. Elle craint cependant de reculer en Appenzell Rhodes-Extérieures, à Bâle-Ville, aux Grisons, à Zoug et en Thurgovie.

Info ou intox? Ou un peu des deux à la fois?

Les visées des démocrates du centre en Suisse romande sont a priori réalistes. Ils pourraient en effet y glaner deux à trois fauteuils de plus. Outre-Sarine, les espoirs de gains paraissent minces, mais le simple fait d'annoncer où le parti risque de perdre des plumes aura sans doute un effet mobilisateur auprès de la base.

En revanche, l'UDC ne parle pas du Tessin, où son alliance avec la Lega pourrait apporter des fruits inattendus. Quant à la liste radicale, elle paraît ambitieuse. Ses possibilités de conquête à Neuchâtel et dans le Jura semblent limitées.

Les envies des deux partis permettent en tous les cas d'identifier quelques champs de bataille prometteurs. Fribourg, où le septième siège cantonal sera très disputé. Lucerne, où tous deux souhaitent renforcer leur députation. L'Argovie, où le PRD espère s'implanter plus solidement et affaiblir l'UDC. Le Tessin, où le recul probable de la Lega peut profiter à l'un ou à l'autre.

Et surtout les Rhodes-Extérieures d'Appenzell, qui n'aura plus qu'un député à la Chambre du peuple. Le PRD et l'UDC en ont chacun un aujourd'hui. Ils vont se battre pour garder le seul mandat disponible. Cela n'empêche pas les frères ennemis de s'allier pour le Conseil des Etats, où l'UDC soutient le radical sortant Hans-Rudolf Merz.