Depuis La Chaux-de-Fonds, deux heures et demie de marche. Une heure et quinze minutes au départ du Locle. Et quatre heures si l’on part de Boudry ou de Couvet. Mais ce dimanche, où l’automne s’accroche déjà silencieusement aux cimes des sapins, on se rend à l’Auberge du Grand-Sommartel en voiture. Une grosse heure depuis Lausanne.

La route est parfois caillouteuse. Par endroits, les rudes hivers ont même fait exploser le bitume. L’importante propriété apparaît au détour d’un virage. Elle compte en fait plusieurs bâtisses connectées les unes aux autres. Elle a conservé son style du début du XXe siècle. Avec de puissantes poutres pour porter un avant-toit qui ne craint manifestement pas les dizaines de kilos de neige. Ce matin, le soleil n’a pas encore réussi à percer la couche nuageuse. C’est d’abord le silence et la brume qui accueillent le visiteur. Souriants, Caroline et Baptiste Jobin se joignent à eux.