La carte du vote sur «No Billag», commune par commune, montre la maigreur du soutien au texte qui voulait abolir la redevance. Seules sept communes suisses ont dit oui. Le non a obtenu ses scores les plus écrasants dans les Grisons, notamment dans les trois régions parlant le romanche, Val Müstair et Basse-Engadine (tout à droite), Albula (au centre) et Surselva (à gauche), qui apparaissent comme trois grands blocs rouge vif sur la carte du canton.

Entre le canton qui refuse le plus «No Billag» (Neuchâtel à 78,3%) et celui qui la refuse le moins (Schwyz à 62,4%), l’écart est assez faible. Mais Pierre Dessemontet, géographe chez Microgis, voit tout de même se dessiner une Suisse moins hostile au texte. Elle court de la basse vallée de l’Aar en Argovie vers les banlieues nord de Zurich, les moins riches, jusqu’à Schaffhouse et vers la Suisse orientale (Schwyz, Saint-Gall et Thurgovie). Le Tessin, aussi, exprime une certaine défiance envers la SSR avec un taux de refus de «seulement» 65,5%.