«Alors que la phase pandémique se terminait, les CFF ont attrapé un nouveau virus qui s’appelle énergie.» C’est sur cette boutade que Vincent Ducrot, directeur général de la régie fédérale, a ouvert la conférence consacrée aux résultats du premier semestre 2022, ce jeudi matin à Berne. A vrai dire, ces chiffres (-142 millions de francs, soit une amélioration de 246 millions par rapport à 2021) intéressaient moins que les conséquences de l’actualité sur les CFF. On le sait: la conjugaison de l’agression russe en Ukraine, d’un été sec, d’usines nucléaires françaises à l’arrêt et d’un marché devenu fou rend l’approvisionnement énergétique du pays moins sûr que jamais. Le plus gros consommateur d’énergie du pays sortira-t-il indemne de l’hiver de tous les dangers?