Le procureur général genevois, Daniel Zappelli, a décidé de notifier vendredi en toute fin d'après-midi une série de décisions concernant des policiers genevois. Pas moins de sept procédures qui ont toutes défrayé la chronique. Leurs avocats, Mes Didier Bottge, Yaël Hayat et Robert Assaël, visiblement avertis après certains journalistes, déplorent cette soudaine précipitation inexpliquée après des mois d'attentisme.

Dans l'affaire de la balle marquante de Cornavin, le commandant remplaçant de l'époque, qui avait autorisé l'utilisation de cette arme expérimentale, a été condamné pour lésions corporelles par négligence à 10 jours-amendes avec sursis. Le tabassage d'un prévenu lors des Fêtes de Genève par deux inspecteurs a été sanctionné par un travail d'intérêt général de deux mois pour l'un et par une peine de 120 jours-amendes pour l'autre. Les gendarmes qui ont fouillé un ressortissant africain au quai Gustave-Ador s'en tirent sans condamnation mais avec la constatation d'une violation de la loi sur la police car l'endroit était mal choisi.

C'est aussi une violation de la loi sur la police qui est déplorée pour les gendarmes qui ont arrêté sans ménagement et par erreur un soi-disant voleur dans un grand magasin de la place. Quant à leurs deux collègues, impliqués dans la célèbre arrestation d'une jeune Camerounaise souffrant de troubles psychiques, à la rue de la Servette, ils bénéficient d'un classement pur et simple.

Enfin, l'inspecteur révoqué dernièrement pour avoir frappé un prévenu à terre a également été condamné. Ses défenseurs n'ont pas encore reçu notification de la décision.