Il vaut mieux prévenir que guérir: telle pourrait être la devise des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) ce mardi, au moment de diffuser un communiqué à l’attention des médias.

«Dans le cadre d’une visite d’une délégation de la Confédération, une tente gonflable sera montée sur l’esplanade devant les HUG à des fins de démonstration ce mardi 28 et jeudi 30 octobre. Afin de prévenir d’éventuelles rumeurs, nous vous précisons qu’il s’agit d’un simple exercice de la brigade sanitaire cantonale, sans aucun lien avec Ebola», explique l’institution.

Face à une menace invisible, tout objet devient suspect. Alors les HUG tentent de dégonfler la psychose avant même qu’elle ne s’enclenche, quitte à communiquer pour ne rien dire.

On ne peut s’empêcher de penser à l’œuvre de l’Américain Paul McCarthy érigée sur la place Vendôme à Paris. L’objet gonflable dont la forme ressemble, au choix, à un sapin ou un plug anal (sex toy à usage rectal), a déchaîné les milieux catholiques traditionalistes. Jusqu’à ce qu’il soit vandalisé dans la nuit du 17 au 18 octobre.

«Ceci n’est pas un plug anal», auraient pu dire les services de communication de la Foire internationale d’art contemporain, qui a commandé l’œuvre.