Genève

Céline Amaudruz condamnée pénalement pour sa conduite en état d’ébriété

La conseillère nationale genevoise UDC écope d’une peine de 100 jours-amende à 450 francs avec trois ans de sursis. Son avocat indique que sa cliente ne fera pas opposition

Interpellée en état d’ivresse au volant en décembre 2016 avec près de deux pour mille d’alcool dans le sang, la conseillère nationale Céline Amaudruz vient d’être condamnée pénalement à une peine de 100 jours-amende à 450 francs assortie d’un sursis de trois ans. L’élue UDC est reconnue coupable «d’empêchement d’accomplir un acte officiel et de conduite en état d’ébriété avec un taux d’alcool qualifié», soit plus que 0,8 pour mille. De plus, elle se voit infliger une amende de 9000 francs, un montant qui ne comprend pas le remboursement des frais de procédure. Selon l’ordonnance pénale du Ministère public révélée par la RTS, la Genevoise ne se serait pas arrêtée une première fois lorsque la police le lui a demandé – une version que conteste l’intéressée –, «sans pour autant avoir fait preuve de violence».

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Pour autant, Céline Amaudruz ne fera pas opposition à cette ordonnance pénale, affirme son avocat, Christian Lüscher. «Même si elle conteste certains aspects, notamment le fait de ne pas s’être arrêtée une première fois, elle reconnaît avoir commis une faute et entend se soumettre à la condamnation. Elle prend ses responsabilités.»

Jacques Roulet, spécialiste des délits routiers, avait vu juste en pronostiquant 100 jours amende: «Cette condamnation se situe dans les nouveaux barèmes du Ministère public genevois, plutôt sévères. Car s’il n’y avait pas de sursis ces jours-amende représenteraient 45 000 francs ou trois mois de prison. Céline Amaudruz n’a bénéficié ni d’une faveur, ni d’un alourdissement».

La durée du retrait de permis à définir

Outre la question pénale, reste celle du retrait de permis. Au-dessus de 1,6 pour mille, Via Sicura prévoit un retrait dit «de sécurité» de trois mois au minimum. Dans ce cadre, Céline Amaudruz devra se soumettre à un test psychologique et à une analyse des cheveux pour vérifier la consommation d’alcool des trois derniers mois. Au terme de cette procédure tombera alors la décision de la durée du retrait. Selon Jacques Roulet, la conseillère nationale pourrait se voir privée de son permis pour une durée comprise entre six mois et une année.

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