« C’est un pas en avant dans le sens du respect de la volonté populaire », s’est félicité Franz Weber à l’issue des presque quatre heures de délibérations du Tribunal fédéral. Mais avant de triompher, l’écologiste montreusien attend les décisions que les juges doivent encore rendre cet après-midi sur la qualité pour recourir de sa fondation, Helvetia Nostra.

Celle-ci a contesté en son nom propre de très nombreuses autorisations délivrées pour des résidences secondaires après le 11 mars 2012, date d’acception de l’initiative. L’enjeu est de taille, car dans la plupart des cas, Helvetia Nostra a agi directement en tant qu’organisation écologiste et non en tant que mandataire de voisins mécontents d’un projet de construction, confirme Pierre Chiffelle, l’avocat d’Helvetia Nostra. Si le Tribunal fédéral dénie cette qualité à la fondation, c’est donc une majorité des recours qui seront écartés.

Sur le fond, observe Pierre Chiffelle, « le Tribunal fédéral dit exactement ce que nous disons depuis le début. L’initiative a déployé des effets immédiats, et les autorisations délivrées en violation des règles qu’elle posait doivent être annulées si elles font l’objet d’une contestation. »