Les CFF suppriment entre 300 et 350 emplois dans l’administration de leur division Infrastructure et prévoient d’économiser ainsi 60 millions de francs par année. Il n’y aura pas de licenciement, garantit l’ex-régie. Le syndicat SEV se dit toutefois «inquiet».

La restructuration se déroulera conformément aux dispositions de la convention collective de travail (CCT) et en étroite collaboration avec les partenaires sociaux, indiquent les CFF vendredi dans un communiqué. D’entente avec les syndicats, la mise en oeuvre se déroulera selon plusieurs étapes de l’année 2010. Les postes «directement productifs», comme l’entretien des voies, ne seront pas touchés.

Les CFF comptent essentiellement sur les départs naturels pour mener à bien leur projet, a précisé à l’ATS le porte-parole des CFF Reto Kormann. Pour le reste, les collaborateurs concernés se verront proposer un autre poste dans l’entreprise. Les modalités restent à établir.

«Cela dépendra des qualifications du collaborateur et du besoin des différents secteurs», explique M. Kormann. Pour le moment, l’ex- régie passe au crible l’administration et la conduite de la division Infrastructure. Dans un deuxième temps, les CFF détermineront avec plus de précision le nombre de postes à supprimer. Libérer des moyens pour le réseau

De son côté, le Syndicat du personnel des transports (SEV) «accompagne le projet de manière constructive mais à la fois critique», écrit-il dans un communiqué. En cas de suppression de postes trop rapide, le SEV «redoute une perte du savoir-faire» dont les CFF risqueraient de manquer ensuite. Il reconnaît toutefois que la division Infrastructure doit être réorganisée.

Les CFF justifient ce programme d’économies par la forte augmentation des besoins de l’infrastructure ferroviaire. La Confédération verse chaque année 1,6 milliard de francs à la compagnie ferroviaire. Mais, face à la progression du trafic et pour combler le retard pris dans l’entretien du réseau, cette somme ne suffit pas. Le patron des CFF Andreas Meyer estime à un milliard de francs supplémentaire le montant nécessaire au renouvellement de l’infrastructure.

En réduisant le coût administratifs de la division, l’ex-régie compte ainsi libérer des moyens pour l’entretien et le développement du réseau. La réorganisation devrait aussi permettre de faire des économies dans les frais de loyers et de bureaux.

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